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Flash infos

Médicaments orphelins

 

PLFSS: Les médicaments orphelins touchés par les restrictions budgétaires
 

Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale est disponible. Le texte proposé prévoit une baisse de 500 M€ pour les dépenses de médicaments en général. Le décret relatif à la maîtrise des dépenses T2A par l’encadrement des prescriptions hospitalières progresse et sera de fait une contrainte opposable importante lors de l’exercice 2012.

Le PLFSS devrait comporter une mesure spécifique relative à l’exemption de taxes (taxes sur les spécialités, clause de sauvegarde, vente directe, abattements spécifiques sur la promotion) dont bénéficient les médicaments orphelins. Le rapport du CEPS publié le 31 juillet 2010 mentionne page 13 une analyse approfondie de l’évolution des ventes des médicaments orphelins et appelle à une révision du maintien d’un soutien et des avantages spécifiques des médicaments orphelins à chiffre d’affaire élevé défini comme égal ou supérieur à 20 M€ . Les Pouvoirs Publics évoquent déjà de demander l’abrogation de la disposition de l’accord cadre qui exempte de remise de régulation les médicaments orphelins. Cette disposition complèterait le nouveau régime conventionnel que s’efforce d’obtenir le CEPS à l’occasion de la révision de l’accord cadre : pour les médicaments orphelins d’un coût supérieur à 50.000 € par an et par patient, la possibilité d’un "capage" du chiffre d’affaire assorti d’une part, du prix international, d’autre part, de l’engagement de traiter tous les patients concernés. Cette mesure inscrirait dans la loi ce qui se pratique déjà pour deux produits après négociation avec les entreprises concernées. Les professionnels font valoir qu'il est très difficile d'estimer à l'avance la taille d'un marché car les données épidémiologiques manquent le plus souvent, hors champ de la cancérologie qui dispose de registres de patients depuis très longtemps. A ce stade, cette disposition donne donc lieu à fort débat dans la profession. Le CEPS et le Gouvernement mettent en exergue l’exemplarité d’un tel dispositif qui permet un accès large des patients aux médicaments orphelins coûteux tout en concentrant les efforts sur les médicaments s'adressant aux maladies les plus rares.


Mis à jour (Jeudi, 21 Octobre 2010 11:02)

 

web communautaire

 

Maladies rares et web communautaire : l’enfer est pavé de bonnes intentions

 

Internet, et le web communautaire en particulier sont des espaces d’expression infinis, et permettent donc de communiquer librement à destination d'un public extrêmement large. Comme beaucoup d’autres, le père d’un jeune enfant atteint de leucodystrophie a donc eu l’idée d’utiliser ce moyen pour sensibiliser ses potentiels lecteurs à ce qu’est une maladie rare et comment on vit avec au quotidien : quelques clics suffisent, un groupe Facebook est créé… Messages de sympathie et de soutien affluent sur la page, puis quelques individus, derrière leurs pseudonymes, profèrent des insultes, proposent l’euthanasie. Les parents du jeune enfant peuvent bien sûr supprimer ces commentaires haineux, mais ils ne peuvent pas, de leur simple initiative, supprimer les pages créées par les individus eux-mêmes pour continuer ce jeu menaçant et nauséabond. La justice a été saisie, et théoriquement l’hébergeur, qui n’est pas responsable du contenu qu’il héberge, doit fournir à la justice un moyen d’identifier les auteurs de messages. L’avocat de la famille signale « Nous avons signalé ces abus à Facebook, mais rien n’a été fait, nous n’avons pas eu la moindre explication ». Il précise aussi que « la loi qui régit l'Internet date de 2004 et n'est pas adaptée au web communautaire ».
Expliquer les maladies rares est un enjeu capital qui doit passer par tous les médias possibles, mais se prémunir de dérives comme celle-ci est particulièrement difficile dès lors que l’on s’exprime dans un cadre que l’on ne maîtrise pas, ou presque, ce qui est clairement le cas de Facebook.

Mis à jour (Jeudi, 21 Octobre 2010 11:02)

 

EUROPLAN

 

Colloque EUROPLAN à Paris : « Les Plans français dans le paysage européen »

 

Le 30 septembre dernier avait lieu à Paris le colloque Europlan, intitulé « Les Plans français dans le paysage européen ». Europlan est un programme européen destiné à recenser les actions mises en place en faveur des maladies rares dans les pays membres de l’Union Européenne et de formuler des recommandations pour aider à la structuration de plans stratégiques nationaux. En effet la Recommandation du Conseil des Ministres de la Santé européens du 9 Juin 2009 préconise la mise en place d’un plan ou d’une stratégie dans chaque pays d’ici 2013.

Cette journée, organisée par l’Alliance Maladies Rares, a été ouverte par Christel Nourissier (EURORDIS) qui a rappelé les objectifs d’Europlan ainsi que le calendrier qui prévoit une clôture des colloques nationaux et la formulation par EURORDIS des recommandations pour la fin de l’année.
La France ayant déjà bénéficié d’un plan national évalué est dans une situation particulière par rapport aux autres pays. Le colloque EUROPLAN français était donc destiné à tirer les leçons de l’expérience pour en faire profiter les autres pays.
Les discussions ont successivement porté sur :

Les moyens pour mieux mesurer les besoins des malades et l’impact du plan, notamment par la création de bases de données et registres. Le Pr Gil Tchernia a présenté le bilan du travail de mise au point du second plan national pour les maladies rares (PNMR2). Il s’est inquiété du silence persistant des ministères concernés, et a fait part de son éviction, pas encore officielle mais déjà effective, de la tête du comité de pilotage de ce plan. Joëlle Dubois (Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation), Ana Rath (Orphanet), Nadia Belmatoug (Centre de référence pour les maladies lysosomales à expression neurologique) et Paul Landais (Laboratoire de Biostatistiques et d’Information médicale, Hôpital Necker) ont ensuite discuté des questions de codage des maladies rares dans le système de santé (expérimentation d’un PMSI basé sur la nomenclature Orphanet des maladies rares) ; de la nécessaire prise de responsabilités lourdes et à long terme lors de la création de registres ou de cohortes ; des moyens financiers et humains à mettre en œuvre pour que cette mission de recueil des données soit correctement assumée notamment dans les centres de référence et de compétence ; et du bénéfice attendu de la création d’une Banque Nationale de Données Maladies Rares (BNDMR) au sein d’une Fondation de Coopération Scientifique, une des mesures phares proposées pour le PNMR2.
L’amélioration de l’information et de la formation des personnels médicaux, paramédicaux et des patients. La question a été introduite par Ana Rath, qui a présenté les actions menées à Orphanet ainsi que les actions prévues dans le PNMR2. Par la suite Dominique Lebœuf (Conseil national de l’Ordre des infirmiers) a rapporté le point de vue du personnel infirmier, auquel la proximité du malade dans toutes les situations de sa vie confère un statut à part dans la sphère médicale. Vincent Cottin (centre de référence des maladies rares pulmonaires de Lyon) a exposé les méthodes pour la mise au point et la diffusion des recommandations de bonnes pratiques, documents indispensables pour la formation continue des soignants. Enfin Odile Boespflug-Tanguy (centre de référence des leucodystrophies) a discuté des besoins en formation des soignants et des patients, en montrant que les uns, comme les autres, pouvaient réciproquement assumer un rôle de formateur.

 

Les orientations de la recherche vers une meilleure valorisation. Nicolas Levy (GIS-Institut des maladies rares) a insisté sur la nécessité de développer des partenariats public-privé pour pallier certains manques de la recherche, financiers en particulier, le projet de Fondation de Coopération Scientifique étant supposé offrir une structure permettant ces interactions. Antoine Ferry (Cell Therapies and Services) a dressé un état des lieux sombre de la valorisation de la recherche en France et émis diverses suggestions pour que les cellules de valorisation des institutions de recherche puissent travailler plus efficacement.
L’importance de faire des malades des acteurs de leur maladie. L’implication des patients et des associations dans les programmes de recherche a été analysée par Vololona Rabeharisoa, professeur au centre de sociologie de l’innovation de l’école des Mines de Paris, et illustré par les témoignages de Ginette Wolf (Association Lupus France) et de Jeannine Finet (Association Surrénales). Pour conclure,Viviane Viollet (Alliance Maladies Rares) a présenté, à travers un historique du sujet, le rôle incontournable des patients dans les politiques de santé.
L’accès aux soins et aux médicaments. Thomas Sannié, vice président de l’Association Française des Hémophiles, a animé une table ronde regroupant Sylvie Odent (centre de référence Maladies Rares CLAD-Ouest), Mira Pavlovic (HAS), Noel Renaudin (Comité Economique des Produits de Santé), et Paulette Morin (Association Française du Syndrome de Marfan) visant à recueillir des commentaires et d’éventuelles recommandations à prendre en compte pour améliorer l’accès aux centres de référence et aux centres de compétence, pour assurer le soutien à long terme de ces structures, et en seconde partie pour améliorer l’accès aux médicaments, y compris hors AMM.

Lors de cette réunion, intervenants et auditeurs ont tous affiché à la fois une grande inquiétude face aux incertitudes sur la politique qui sera menée à l’avenir en faveur des maladies rares en France, mais aussi une détermination très forte pour faire en sorte que des projets initiés et approuvés par l’ensemble de la communauté sous la forme d’une proposition de Plan National aient les moyens de perdurer et de se développer.

Mis à jour (Jeudi, 21 Octobre 2010 11:03)

 

Pour la recherche

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Grand emprunt pour la recherche : les maladies rares devraient tirer leur épingle du jeu

Le 2 juin dernier, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a détaillé le contenu du programme « santé biotechnologie » du grand emprunt national. Ce grand emprunt, décidé en décembre 2009 par le Président de la République, est une levée de fonds « exclusivement consacrés aux priorités d'avenir », dont le montant s’élève à 33 milliards d’euros. Il est prévu depuis l’origine qu’une grande partie de cette manne soit injectée dans la recherche (8 milliards d’euros). L’annonce récente de Valérie Pécresse a donc permis d’affirmer les orientations stratégiques, chiffrées, qui ont été choisies dans le cadre du programme « santé biotechnologie ». Le développement de plateformes technologiques de recherche organisées en réseaux français et européens, le génotypage, le criblage et la production de cellules souches, la production industrielle de thérapies cellulaires en partenariat avec des entreprises, la mise en place de laboratoires pour la production de biomédicaments, la réalisation d’essais cliniques, ou l’acquisition d’installations de phénotypage, sont quelques exemples concrets de projets potentiellement très bénéfiques pour la recherche sur les maladies rares. Il est aussi question, dans ce programme, de financer des travaux d’épidémiologie pour « soutenir dans la durée des projets existants ou en faire émerger de nouveaux pour couvrir des champs de santé publique encore peu étudiés ».
Evidemment, pour que la recherche sur les maladies rares puisse bénéficier directement de cet investissement financier conséquent, il va falloir, comme d’habitude, réussir à convaincre les financeurs afin que les projets liés aux maladies rares soient inclus dans les programmes des dispositifs mis en place, au cas où les dispositifs ne seraient pas spécifiquement dédiés aux maladies rares ( ! ). Les premiers appels à projet seront lancés dans le courant du mois de juin.

 

 

Dernières nouvelles.!

« Les maladies orphelines sans-le-sou » ?

 

Sources Libération


Libération note en effet qu’« alors que la France était à la pointe sur le dossier, elle semble désormais se désengager ».
Le journal livre les propos du Pr Gil Tchernia, président du comité d’élaboration du deuxième «Plan national maladies rares», qui, hier à l’occasion d’un colloque organisé par le Leem, « a fait publiquement état de ses craintes : [le plan] serait aujourd’hui bloqué ».
Le Pr Tchernia a ainsi déclaré : « C’est à ne rien y comprendre. Il y avait pourtant eu l’assurance par le président de la République en personne, en octobre 2008, de la nécessité d’un second plan national. […] Tout est prêt, finalisé. Depuis 2 mois, on a eu plusieurs réunions avec le cabinet du ministre de la Santé, mais plus rien ne se passe ».
Libération s’interroge : « Fausse promesse ? Indifférence ? Ou bien ce silence est-il un des signes annonciateurs de la rigueur qui va s’abattre sur les programmes publics de santé ? ».
Le quotidien revient sur le premier plan, entre 2004 et 2008, grâce auquel « la France s’était hissée en tête des pays européens dans la recherche et la prise en charge des maladies rares », puis estime que pour ce second plan, « prévu pour les années 2010-2014 », « la situation est inquiétante ».

Mis à jour (Jeudi, 17 Juin 2010 09:39)

 

Affiliation à la ffaair

Annonce:

Sarcoïdose Infos est affiliée à la FFAAIR (Fédération Française des associations et amicales de malades, insuffisants, ou handicapés respiratoires) de puis le 6 février, regroupe au plan national plus de 40 associations régionales ou départementales, représentant quelques 18.000 malades. Chaque association développe ses propres activités : accueil, information, écoute et soutien (réseau téléphonique « Respire écoute »), activités de réhabilitation respiratoire et de réentraînement à l'effort, sorties en groupe, liens avec les intervenants sociaux…La FFAAIR et les associations de son réseau agissent pour favoriser l’amélioration de la qualité de vie des malades, promouvoir des politiques de santé adaptées aux besoins des personnes malades et handicapées respiratoires.

Au-delà de ses actions auprès des malades, la FFAAIR est très fortement impliquée dans les décisions de santé publique pour les maladies respiratoires.

 

La FFAAIR est membre de plusieurs organisations

 

 

A ce titre, elle participe à de nombreux Groupes de Travail et de Réflexion, pour lesquels elle est consultée en tant que Fédération référente représentant les malades et handicapés respiratoires (agréée en Juin 2007 pour représenter les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique). Elle intervient auprès des principaux organismes officiels dans le cadre de la défense du droit des malades et de la reconnaissance du handicap respiratoire.

Parmi les malades de sarcoïdose il en est qui ont des problèmes respiratoires, qui doivent être appareillés la nuit avec l'oxygène, parfois mis sous oxygène toute la journée.

Une enquête interne sera faite dans les prochains jours à ce sujet, puis plus tard un questionnaire sur le forum pour avoir le plus grand nombre de témoignages sur ce problème souvent oublié dans les rapports avec les malades.

Mis à jour (Jeudi, 21 Octobre 2010 11:03)

 
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