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Nos gènes se dévoilent

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Nos gènes se dévoilent (Orphanet)
 



 
Syndrome de Hoyeraal-Hreidarsson : rôle de la protéine Apollo dans l’entretien des télomères
 

Le syndrome de Hoyeraal-Hreidarsson (HH) est caractérisé par l’association d’une hypoplasie cérébelleuse, d’une microcéphalie, d’un déficit immunitaire causé par une insuffisance médullaire et une pancytopénie progressive, et d’un retard de croissance intra-utérine. Ce syndrome, comme la dyskératose congénitale, est causé par un défaut de l’activité télomérase : les télomères des cellules souches se raccourcissent anormalement et les cellules entrent alors dans des voies de mort cellulaire au lieu de continuer à se multiplier. Dans cette étude, Touzot et coll. montrent, chez une patiente, que le gène SNM1Bpeut être impliqué dans le syndrome HH. A cause de la mutation décrite, la protéine Apollo/SNM1B est privée d’un domaine de liaison à la protéine TRF2, elle-même impliquée dans le complexe protégeant l’extrémité des chromosomes et régulant l’activité télomérase.


 
Pour en savoir plus sur "Pancytopénie progressive - déficit immunitaire - hypoplasie cérébelleuse"

 
PNAS ; 107(22):10097-102 ; 1er Juin 2010
 
Syndrome urofacial : identification du premier gène causal
 

Le syndrome urofacial – ou syndrome d'Ochoa – est caractérisé par l'association d'un dysfonctionnement sévère de la vidange vésicale et d'une expression faciale caractéristique. Une zone en position 10q24 avait été délimitée à la fin des années 90, comme étant associée à la maladie dans les familles de patients, mais ce n’est qu’aujourd’hui que Pang et coll. ont identifié un gène, dont des mutations sont responsables de la maladie : le gène HPSE2, codant pour l’héparanase 2. De manière concomitante, Daly et coll. ont aussi publié la mise en cause de ce gène dans le syndrome urofacial, mais ils précisent qu’ils n’ont détecté aucune mutation du gène HPSE2 chez 4 patients de leur étude, suggérant que la maladie puisse être génétiquement hétérogène. Un autre résultat de cette seconde étude montre que l’héparanase 2 est normalement exprimée dans le système nerveux central du fœtus et de l’adulte, ainsi que dans les muscles lisses de la vessie.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome d'Ochoa"

 
Am J Hum Genet ; 86(6):957-62 ; 11 Juin 2010Am J Hum Genet ; 86(6):963-9 ; 11 Juin 2010
 
Syndrome de Sensenbrenner : IFT122 est le premier gène mis en cause
 

Le syndrome de Sensenbrenner est caractérisé par l'association d'une dolichocéphalie (avec ou sans fermeture de la suture sagittale), de cheveux fins, clairsemés et à pousse lente, d'épicanthus, d'hypo ou microdontie, de brachydactylie et de thorax étroit. La plupart des cas sont sporadiques, mais certains cas familiaux ont été rapportés, et suggèrent une hérédité autosomique récessive. Dans cet article Walczak-Sztulpa et coll. montrent que ce syndrome est une ciliopathie, causée par des mutations faux-sens du gèneIFT122, codant pour une protéine impliquée dans le transport intraflagellaire. Ce mécanisme assure non seulement la construction et l’entretien de la structure ciliaire, mais rend aussi possible une grande partie de la signalisation moléculaire ayant lieu dans ce compartiment. Les auteurs notent qu’une partie des patients de leur cohorte ne portent pas de mutation dans ce gène, et qu’il existe donc un, ou plusieurs autres déterminants génétiques pour cette maladie – comme pour toutes les ciliopathies.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome de Sensenbrenner"

 
Am J Hum Genet ; 86(6):949-56 ; 11 Juin 2010
 
Lymphoedème primaire : mutations du gène GJC2 codant pour la connexine 47
 

Un lymphœdème est causé par l’accumulation anormale de liquide lymphatique dans les espaces interstitiels, notamment dans le tissu sous-cutané, menant à l’augmentation chronique du volume d’un membre. La majeure partie des cas est constituée des lymphœdèmes secondaires, causés par un traumatisme, un traitement ou une infection, mais il arrive que ce trouble survienne spontanément, sous une forme primaire congénitale, précoce (jusqu’à 35 ans) ou tardive. Ferrel et coll. ont mis en évidence l’implication du gène GJC2, codant pour la connexine 47, une protéine des jonctions « gap » entre cellules endothéliales. Leur approche s’est basée sur une comparaison des gènes exprimés spécifiquement dans les cellules endothéliales sanguines ou lymphatiques, mettant en évidence que le gène GJC2 n’est exprimé que dans ces dernières. Plusieurs mutations faux-sens ont été rapportées, chez différents patients issus de plusieurs familles, ainsi que des variants génétiques du gène qui ne causent aucune manifestation lymphatique. Les auteurs rapportent aussi une pénétrance incomplète de la maladie dans certaines familles, ainsi que l’absence de symptômes lorsque la protéine est tronquée dès l’acide aminé 30 ou 44.


 
Pour en savoir plus sur "Lymphoedème primaire"

 
Am J Hum Genet ; 86(6):943-8 ; 11 Juin 2010
 
Les cardiopathies congénitales peuvent être causées par l’haplo-insuffisance du gène TAB2
 

Les cardiopathies congénitales sont une cause majeure de mortalité périnatale. Dans cette étude,Thienpont et coll. ont relevé les loci touchés par des réarrangements chromosomiques dans des cas de cardiopathie congénitale. Ils mettent ainsi en évidence l’implication du gène TAB2, positionné au niveau des cassures chromosomiques d’une translocation retrouvée chez trois malades, et muté chez deux autres patients.


 
Am J Hum Genet ; 86(6):839-49 ; 11 Juin 2010
 
Syndrome du QT long : un nouveau courant potassique impliqué par la mutation de la protéine Kir3.4
 

Le syndrome du QT long congénital (SQTL) est une maladie cardiaque héréditaire caractérisée, sur l'ECG de surface, par un allongement de l'intervalle QT et par un risque élevé d'arythmies potentiellement mortelles. Cette anomalie cardiaque est due à un allongement de la durée du potentiel d’action, résultant du dysfonctionnement de certains canaux ioniques. En effet de nombreux gènes, codant pour des canaux ioniques, ont déjà été identifiés comme étant responsable de 60 à 70% des cas de SQTL. Dans cet article,Yang et coll. ont identifié une mutation faux-sens du gène KCNJ5, codant pour la protéine Kir3.4, qui ségrége avec la maladie au sein d’une grande famille chinoise (49 membres étudiés sur 4 générations). Cette protéine est une sous-unité d’un canal potassique à courant entrant rectifiant couplé à une protéine G, et inclut donc, pour la première fois, ce type de courant dans l’étiologie du SQTL.


 
Pour en savoir plus sur "Syndrome du QT long familial"

 
Am J Hum Genet ; 86(6):872-80 ; 11 Juin 2010

Mis à jour (Jeudi, 01 Juillet 2010 05:57)